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Les enquêtes du badaud

Cinémanimé

Episcope des pisse-copies de l’animé

L’animosité anti-animés évanouie, le D.A. recouvre ses droits.

La saison estivale a été animée. Vieux expirant, intermittents et Trintignant pour les badauds de la bande à Pernaud. Mémées ayant cœur et cordes vocales bien accrochés, brioches volantes et chiffe molle des Mers, version cinéphage. Le dessin animé en salles serait-il réhabilité ?

Voilà bientôt dix ans qu’on annonce le grand retour de l’animation dans les salles obscures. Tantôt parce que les spectateurs sont nombreux à honorer un film (le cas Princesse Mononoké), une autre fois parce que les studios américains se livrent la bataille des écrans à coup d’épopées animées (et de devoir choisir le camp de Mulan ou du Prince d’Egypte), à moins que ce ne soit la japanimation qui déballe en masse ses perles "art et essai" (Jin Roh, Ghost in the Shell). Mais il n’y a en matière de cinéma, au moins autant porté sur le premier marché que le septième art, de révolution et de grand retour que si les chiffres suivent. Des chiffres comme 800 salles réservées à l’animation en juin, et 600 en juillet. Alors voilà, on en rêvait, les distributeurs l’ont fait. Ils ont pissé copies pour les nombreux films d’animation à sortir au fil des mercredis du mensis Junius. Des animés français, coréen, espagnol, chinois, américain tirés à 100, 200, 400 copies, c’est inédit. Résultat des courses : une exposition digne de ce nom pour un des rares genres à faire encore dans la création originale à l’heure où l’on n’en finit plus d’adapter, de transposer, de remaker et d’alterner suites et prequels.

La jungle en char à voile. En terme de nombre de salles, ces films graphiques ayant arbres vivants (la Forêt Enchantée), vieilles folles (les Triplettes de Belleville) et petits cochons arracheurs de brioches(McDull dans les nuages) pour héros, jouent dans la même cour que George Clooney, homme-orchestre de Confessions d’un homme dangereux et Al Pacino, tête d’affiche de La Recrue. Adieu petites combinaisons dans 30 salles, à des heures impossibles, rendant la rentabilisation du film en salle aussi aisée que la traversée de la jungle amazonienne en char à voile.

Mais d’où nous vient ce subit vent d’hardiesse qui souffle sur la distribution des films d’animation ? Un petit coup de mirettes sur les écrans suffit d’emblée à répondre. La production d’animés est bien de qualité à susciter une irrépréhensible envie de les distribuer. Histoires originales, techniques d’animation diverses et origines variées, chaque film vaut le déplacement. Que le public n’hésite d’ailleurs plus à faire. Le genre fait près de 19 millions d’entrées par an aujourd’hui, passant de 5% à 13% de la fréquentation annuelle en cinq ans.

Et c’est d’abord le japonais Hayao Miyazaki qui a su remobiliser le goût des spectateurs de tous bords et tous âges pour un "alter-cinéma" en images animés avec ses fables fantastiques vaguement écolo à la Princesse Mononoké (480 000 entrées, 2000), le Voyage de Chihiro (1,4 million d’entrées, 2002) et les autres. Le public, gourmand, se délectait en salles des crayonnés agités du studio Ghibli, tandis que la jeune garde française finissait de fourbir ses armes dans les studios d’Angoulême, Valence et Montpellier. La demi-douzaine de films français qui défilent sur nos écrans d’ici le début de l’année prochaine douzaine sont les fruits d’une récolte semée il y a près de dix ans.

L’art cathodique déniaisé. Une fois de plus c’est du côté de Disney, grand manitou du cinéma d’animation s’il en est, qu’il faut chercher le déclic originel. Avec Aladdin, qui sort en France en 1993, le studio de l’oncle Walt a ouvert la voie au dessin animé moins nigaud. Peu après c’est l’Etrange Noël de Monsieur Jack de Henry Selick qui inaugurait l’originalité animée, titillant les papilles optiques d’un public plus adulte. Le spectateur las des errements animés en CinémaScope est ferré tel un cabillaud en déplacement dominical. En 1998 Kirikou et la sorcière, de Michel Ocelot, fait résonner les tiroirs-caisse et détonne dans le paysage cinématographique français, convaincu que la réussite française en matière d’animation rime exclusivement avec "télévision".

C’est à cette époque que les premières aumônes viennent donc échouer dans l’escarcelle des productions animées. Les films qui ont été mis en projet alors sont ceux qui sortent aujourd’hui. Corto Maltese et Kaena la prophétie sont de cette espèce-là - de courageux projets qui ont eu à braver faillites et couardises financières pendant plusieurs années avant de se trouver, un jour de l’année 2003, dans les salles hexagonales. Pourtant, les budgets n’ont rien de bien intimidant : entre 4 et 15 millions d’euros alors que Dreamworks injecte 60 millions de dollars dans Sinbad sans plus sourciller.

Selon Didier Brunner, producteur de Kirikou et des Triplettes, moins d’une dizaine de millions d’euros pour un film d’animation ne sont plus suffisants aujourd’hui. Sa maison de production, Les Armateurs, prévoit désormais de développer un à deux films par an. Le rythme de croisière n’est plus qu’à une portée de bouée. L’Association française du cinéma d’animation (AFCA) annonce qu’une dizaine projets a fait une demande d’avance sur recettes au CNC.

Libérez le dessin animé ! Reste une inquiétude : tous ces produits animés ne risquent-ils pas de se faire de l’ombre mutuellement ? A fortiori s’ils sortent en troupeau compact, à l’instar de ce qui s’est produit en juin... Les distributeurs se rassurent encore en assénant que chaque film vise un public différent : les tout-petits, les enfants, les pré-ados, les ados, les jeunes adultes et autres sous-groupes générationnels en kit que l’on monte quand le besoin se fait ressentir. Est-ce possible de réussir le pari du public sans se mouiller ? Philippe Caza, illustrateur sur les Enfants de la pluie confiait à ce sujet au webzine 7e ombre qu’"on répond quand même à la demande du producteur et du distributeur que le film soit "tous publics", c’est à dire visible par des enfants de 10 ans et par leurs parents, mais sans répondre à une charte de politically correct-chaîne télé".

La télévision, tiens, parlons-en ! Le syndicat des pairs de Brunner (Syndicat Français des Producteurs d’Animation) estime que l’on est aujourd’hui en matière de films d’animation là où on était il y a 20 ans en matière d’animation télévisée. La France est aujourd’hui premier producteur européen et troisième sur le podium mondial de la production de dessins animés. Une réussite qui a certainement contribué à réduire l’animé à un art cathodique. Le voilà libéré de ses chaînes.

Marie-Catherine Beuth


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