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Bush réélu : l’Europe doit (s’) assumer

L’Ouest sauvage. Ransom Stoddard, devenu avocat, revient dans sa ville d’origine. Sur le chemin du retour, il est attaqué et humilié par un certain Liberty Valance. Il apprend rapidement que Liberty est l’homme de main des grands propriétaires terriens de la région et qu’il sème la terreur dans toute la ville. Il fait la connaissance d’un homme du coin, quelqu’un qui connaît la loi de l’Ouest : Tom Doniphon. Les deux amis vont essayer de combattre celui qui personnifie la peur. Chacun à sa manière. Stoddard (James Stewart) utilise le droit et la voie légale. Doniphon (John Wayne) préfère son Colt. Et c’est ce denier qui aura la peau de Liberty Valance (Lee Marvin)...

2004. George W Bush est réélu à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. La campagne présidentielle a duré de nombreux mois, les médias européens s’y sont intéressés que tardivement. Et pèchent par un manque évident et délibéré d’impartialité. Les élections nous ont été présentées comme une énumération des défauts et erreurs du président sortant. Pas un reportage sur Bush sans parler de ces trop fameuses Armes de Destructions Massives (ADM), raison évoquée pour la croisade contre l’Irak. On nous a expliqué comment les preuves avaient été fabriquées. On nous a fait rire en montrant ces soldats découvrir ce qu’ils croyaient être des ADM : en réalité des camions de marchandises ou tout au plus d’inoffensifs produits chimiques servant à la fabrication de médicaments.

Tous les thèmes ont été traités selon le même principe. Les connexions de Saddam Hussein, président/dictateur de l’Irak, avec Oussama Ben Laden, celui qui terrorisait l’Amérique (tiens, il aurait été parfait dans le rôle de Liberty Valance !)). Bis repetita. Preuves, fausses preuves, contre-preuves, le pourquoi du comment puis de nouveau rires et ironie. Puis ce fut le tour du passé militaire de Dubya, ses connexions politico-économiques notamment dans le pétrole, celles de son vice-président Dick Cheney. Ce fut le tour du déficit commercial du pays (qui est peut-être tout simplement voulu). L’Europe, exceptions anglo-italienne faite, a tenté de décrédibiliser Bush. Il ne s’agit pas ici de vérifier la véracité ou non des arguments avancés à l’encontre de George W Bush. Mais de montrer la volonté européenne de contrer celui qui aurait pu remplacer John Wayne dans le rôle du cow-boy flingueur qu’est Doniphon...

John Kerry dans le rôle de Stoddard. Les mêmes médias européens nous ont proposés une alternative en la personne de John Kerry. Ce dernier, originaire de la côte Est était présenté comme le sauveur des Etats-Unis. Il devait nous rapprocher de ce pays que Bush avait volontairement ( ?) éloigné de la « vieille Europe ». Cet ami, ce lointain cousin que l’Europe avait aidé à naître, puis qui nous a sauvé de la tyrannie fasciste avec les mêmes moyens et méthodes que nous condamnons aujourd’hui en Irak. On nous conté les exploits de Kerry dans l’armée, son respect des vétérans, son amour de l’Europe et en particulier la France où on lui a même trouvé un cousin, illustre guignol politique. On nous a vanté son multilatéralisme, sa volonté de travailler main dans la main avec le reste du monde afin de l’améliorer ; on a glorifié son humanisme, on nous vendu sa femme, Mme Heinz, héritière de l’empire de la sauce tomate sucrée éponyme ; on nous a inventé sa tendance écologiste, modéré, sa culture... Enfin, on nous a soutenu sa volonté d’utiliser les voies légales (ONU, diplomatie, droit internationale, rencontres et discussions) à tel point qu’il aurait pu remplacer James Stewart dans le rôle de l’avocat Stoddard, pourfendant le semeur de terreur. Là encore, il ne s’agit de vérifier la véracité ou non des arguments avancés en faveur de Bush.

Mais pourquoi donc avons-nous soutenu ce Kerry plutôt que ce Bush ? Pourquoi l’Europe a globalement préféré Stoddard à Doniphon, la voie légale au Colt ? La réponse est simple et effrayante : par faiblesse. L’Europe est faible et ses convictions sont à la hauteur ou plutôt à la bassesse de cette faiblesse : faiblesse essentiellement politique, institutionnelle, diplomatique, militaire et même économique.

L’Europe est vieille. Non d’une vieillesse sénile, mais bien d’une vieillesse sage. Cette sagesse, nous l’avons acquise au cours des siècles qui ont crée, transformé et maturé cette Europe. Elle a aujourd’hui un formidable modèle à offrir au monde mais pas à défendre. Elle voit pour le monde un modèle de développement durable : « économiquement viable, socialement juste et écologiquement durable » pour reprendre les termes concluant la Conférence de Rio de 1992. Il est plus qu’indéniable que dans ces trois domaines, l’Europe a un exemple à donner. Ce n’est pas de l’arrogance que de dire cela. Et ce formidable modèle européen s’accompagne d’une tout aussi formidable incapacité à l’appliquer à soi-même et encore plus à l’exporter. Ces derniers mois, aussi pathétique que cela puisse paraître, l’Europe avait mis ses espoirs en un homme John Kerry. Ce dernier devait remporter la présidence et allait défendre notre vision et notre modèle via la puissance américaine : pathétique, n’est-ce pas ? Mais ce n’est pas le scénario que le peuple américain choisit. Les élections se déroulèrent, et ce, bien mieux que les précédentes. Point de contestation, de recompte des voix, de bataille juridico-électoral... La réélection en douceur, avec une grande majorité et avec un taux de participation relativement élevé a calmé l’Amérique, lui a évité de rouvrir les plaies d’il y a quatre ans. Le calme est revenu aux Etats-Unis, confortant ainsi leur modèle démocratique.

La peur des valeurs. Et en Europe, l’incompréhension. Puis l’incompréhension laissa la place à la stupidité. Que de fausses vérités, d’erreurs, d’injures ont été dites pour qualifier le vote souverain du peuple américain. Mais il y a eu tout de même des remarques pertinentes qui expliquèrent que Bush a été réélu sur des valeurs. Il a eu la formidable capacité de transformer des problèmes politiques en valeurs. Mais quelles sont ces valeurs ? Ne serait-ce pas là que l’incompréhension et le fossé se creusent ? Car c’est bien sur des valeurs que Bush fils a été réélu. Et non sur la gestion du problème irakien, de l’emploi ou du déficit de l’Etat fédéral. Ces valeurs sont nombreuses mais peuvent être regroupées en deux : patriotisme et famille. George Bush ne fait pas semblant lorsqu’il exalte ces valeurs, contrairement à ce que le prisme européen semble nous faire voir. Et, nous, Européens, nous n’y croyons pas, car nous n’adhérons plus à ces valeurs : elles ne représentent plus rien à nos yeux, elles sont désuètes. Pire, nous les avons perverties.

Le patriotisme, « l’amour et le dévouement envers la patrie, le pays dont on est originaire, la nation dont on fait partie », selon un certain Larousse, est vidé de tout son sens en Europe. Le patriotisme a mauvaise réputation. Défendre les couleurs de son pays (en dehors du sport) est honteux, parler de son pays avec amour est suspect. Nous en avons fait du nationalisme, du souverainisme, du régionalisme.

Quant à la famille, il suffit de voir les lois nouvellement promulguées ou en préparation pour se convaincre qu’elle est sujette au déni, au dénigrement, à l’ironie : ridiculisation de l’institution qu’est le mariage, laxisme des parents qui aujourd’hui ne veulent plus grandir, qui veulent rester enfants et fuir ainsi leur responsabilité ; familles recomposées, décomposées, divorcées, monoparentales, triparentales... choisissez le qualificatif que vous voulez ; mariage homosexuel, PACS... De ce fait, lorsque la majorité des Etats-Unis vote pour ces valeurs, plébiscitent le sens moral de Bush, l’Europe ne comprend pas, ridiculise, raille, ironise. L’Amérique, elle, n’en a que faire et se remet au travail (troisième partie du triptyque morale qui manque cruellement chez nous). Et il est illusoire de penser de croire que Kerry n’aurait pas défendu ces mêmes valeurs qui ne sont pas celles du parti républicains ou de la famille Bush, mais il s’agit bien des valeurs qui ont fondées jadis et soudent aujourd’hui les Etats-Unis. Et ce fossé atlantique des valeurs n’est pas sur le point de rétrécir. Les chemins divergent.

La fin du film est ainsi : l’avocat Stoddard excédé par Liberty Valance le provoque en duel. Le cow-boy Doniphon lui apprend le maniement du Colt. La confrontation a lieu et Valance est tué. Mais alors que Stoddard pense être le tireur, Doniphon lui révèle qu’il a tiré en même temps et qu’il est réellement « l’homme qui tua Liberty Valance » (c’est le titre du film). John Wayne a vaincu celui qui effrayait la ville. Il l’a tué en conformité avec ses valeurs et ce avec le soutien des habitants.

Bush aussi. L’Europe va devoir s’assumer. L’Europe va devoir assumer.

Saro Seropyan


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