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Souvent appelé « le pays du Sourire », le Cambodge est aussi un pays où, derrière les sourires, « tout le monde a le cœur brisé ». Une réplique d’une des comédiennes de Holy Lola qui résume parfaitement la complexité de ce pays. Un héritage culturel millénaire, les temples d’Angkor, mais aussi le spectre du régime tyrannique de Pol Pot et les ravages du VIH. Un contexte dans lequel Bertrand Tavernier a réalisé avec force références à ce Cambodge hybride, un film poignant, sur un thème néanmoins plein d’espoir : l’adoption.

Sorti le 24 novembre sur les écrans, Holy Lola explore les douleurs et les joies de Géraldine (Isabelle Carré) et de Pierre (Jacques Gamblin), un couple d’adoptants français parti au Cambodge trouver l’enfant qui manque à leur bonheur. Le début d’un voyage initiatique à l’autre bout du monde, dont ils ne soupçonnaient pas qu’il serait si éprouvant. Face à l’archaïsme et à l’absurdité des institutions, face à la misère et à la maladie, la concussion et la corruption, face à l’attente et au doute, le couple va devoir batailler, faire des choix, souvent difficiles, et risquer de se perdre. Aidés par la communauté d’adoptants chevronnés ou novices, amis et rivaux à la fois, qu’ils vont rencontrer sur place, ils mèneront néanmoins leur périple avec entêtement et passion. Motivés sans doute par la perspective de cette rencontre avec l’enfant qu’ils n’ont pas encore trouvé, mais qui a déjà sa place au sein de cet embryon de famille. Depuis trop de temps.

Genèse d’un film peu ordinaire. Cinq ans après une collaboration réussie autour du film Ça commence aujourd’hui, dans lequel Philippe Torreton campe un instituteur engagé dans un coron du Nord de la France, Bertrand Tavernier récidive, en réalisant un film co-écrit par sa fille, Tiffany, et son gendre, Dominique Sampiero. C’est avec pas moins de trois cents pages de témoignages réunis au terme d’une année d’entretiens avec des adoptants, que Tiffany Tavernier et son mari soumettent au réalisateur leur idée de scénario. Bertrand Tavernier est convaincu. Tous les trois partent donc au Cambodge, pour quinze jours de repérages. Là-bas, guidé par le documentariste cambodgien Rithy Panh (Les Gens de la rizière, S21, la machine de mort khmère rouge), ils rencontrent des journalistes, des responsables d’ONG et d’orphelinats, des hommes politiques et des diplomates locaux, mais surtout de nouveaux adoptants. Au cours de ces pérégrinations, ils découvrent les pouponnières Holybaby et la Fondation d’Entreprise Zannier qui va les aider dans leurs investigations.

Holybaby avait déjà été recommandée aux scénaristes par de nombreux adoptants français. Ce premier voyage au Cambodge leur a permis de constater que les deux orphelinats de la Fondation « offraient [en effet] les meilleures conditions de vie pour les enfants » parmi tous ceux visités, confie Martin Jaubert, régisseur général du film. Une distinction qui vaudra à Holybaby le tournage de plusieurs scènes dans ses maisons de Kha Krabey et de Beng Khian, dont la scène-clef où les héros découvrent Holy Lola. Une scène dans laquelle a aussi joué une nourrice de la Fondation, la nounou de Lola dans le film. D’après Pascal Guérin, le 1er assistant réalisateur, « Narith Ponn a été choisie par Bertrand [...]. Elle se révéla à la fois une actrice juste, d’une grande sensibilité et une précieuse conseillère, lors de scènes tournées à l’orphelinat, faisant deux ou trois fois modifier des détails du scénario ». Une petite contribution de la Fondation, récompensée par le titre du film qui reprend la tradition suivie dans les orphelinats Holybaby et qui consiste à faire précéder les noms des enfants du mot « Holy » qui signifie « sacré » en anglais.

Une équipe à jamais marquée par cette aventure. Les repérages effectués, les scénaristes avaient suffisamment de matière pour faire accepter leur huitième version du scénario à un réalisateur exigeant quant à la vraisemblance de ses films. Ne manquait plus que l’intervention inspirée de ses acteurs pour que le public y croie aussi. Et pour traquer la vérité dans leur jeu, Tavernier les a convoqué au Cambodge avant le début du tournage, pour qu’ils visitent et expérimentent les sentiments et les sensations de ces adoptants tout à coup propulsés dans une réalité bien différente de la leur. Chaque acteur s’est soumis à cette consigne sans difficulté. Tavernier espérait saisir les émotions de ses comédiens sur le vif et leur donner l’empathie nécessaire à leur composition. Alain Choquart, le chef opérateur, explique que, lors de leurs visites, « les comédiens toujours en costume, permettaient à la caméra d’intervenir à tout  » Et le résultat est réussi : on perçoit dans certaines scènes l’émotion non feinte de Jacques Gamblin et d’Isabelle Carré, leur émotion, et dans les scènes de pure fiction, leur jeu semble aisé, naturel.

La méthode « de l’immersion totale » dans la vie et la peau des personnages du film fonctionne tellement bien que les acteurs en sont revenus transformés. Ils se sont même, pour certains, dangereusement pris au jeu. Difficile en effet de ne pas s’attacher aux enfants dont ils croisaient les regards dans les couloirs des orphelinats et avec lesquels ils partageaient des scènes. Ce fut le cas de Lara Guirao, qui interprète le personnage de Anne, une femme venue au Cambodge adopter seule. Malgré ses efforts pour maintenir une distance entre elle et l’enfant qu’elle adopte dans le film, elle a succombé dès que celui-ci s’est endormi dans ses bras. Le compositeur de la musique du film, Henri Teixier, lui a alors cité Louis Jouvet : « Pour faire du théâtre, il faut avoir le cœur chaud et la tête froide. » Un conseil difficile a suivre pour Séverine Caneele aussi, qui, « en découvrant l’orphelinat et certains enfants très malades, [a] eu une crise de larmes, toute seule dans [son] coin. » Corine Thézier, Isabelle Fontaine dans le film, a, quant à elle, gardé une affection et un lien particulier avec la petite fille qu’elle adopte dans le film, la plus âgée des enfants sur le tournage. Elle l’a inscrite au centre culturel français et est retournée la voir au Cambodge trois mois après la fin du tournage. Aujourd’hui, elle dit s’inquiéter de son avenir. Elle et deux autres actrices l’appellent d’ailleurs régulièrement.

Si Tavernier ne signe pas là un plaidoyer en faveur de l’adoption internationale, mais se contente de poser les termes d’un débat de société comme son cinéma les affectionne, et de nous exposer toutes les passions qu’il peut légitimement soulever, Isabelle Carré, elle aussi bouleversée par cette aventure, a, pour sa part, tranché : « tous les arguments contre l’adoption me semblent dérisoires par rapport à la détresse de ces enfants abandonnés et l’intensité du désir des gens qui adoptent. » Un désir dont son émouvante prestation a su restituer toute l’intensité.

Jawaher Zarzour-Aka

Holy Lola, film français de Bertrand Tavernier avec Isabelle Carré, Jacques Gamblin. Scénario de Tiffanny Tavernier et Dominique Sampiero. (2 h 08). En salles.


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