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MGM : une fusion sur le fil du rasoir MGM : une fusion sur le fil du rasoir

Sony et Time Warner, éternels candidats en lice pour le rachat du studio de cinéma. MCB pour Le Figaro, 25 août 2004

Le suspense reste entier. Tant de fois annoncé par le passé, le rachat du studio de cinéma MGM par un géant des médias n’a toujours pas été finalisé. Kirk Kerkorian, patron octogénaire de la maison au lion emblématique, devrait choisir d’ici à la semaine prochaine son repreneur. Le Financial Times mise sur le 5 septembre, dernier carat. Mais pourtant, rien n’est moins sûr, tant les incertitudes du côté des candidats au rachat sont importantes et les pirouettes de dernière minute de Kirk Kerkorian, légendaires.

La MGM n’a pas imposé de date limite au dépôt d’offres à son rachat. Une manière de montrer que la cession des 74% détenus par Kirk Kerkorian n’est pas une nécessité et que la MGM garde la maîtrise de la transaction. Cela laisse la porte ouverte à un troisième offrant et la possibilité, pour Kerkorian, de se défiler à la dernière minute faute d’être satisfait par les offres de Time Warner et Sony. Vu les antécédents de la MGM en la matière, rien n’assure donc que le sort du studio producteur de James Bond soit scellé à l’automne.

En mai dernier, on apprenait que Sony était entré en phase de négociations exclusives avec MGM. Ces dernières n’ont débouché sur rien. Mais à l’inverse de la tentative de rachat en 2002, où MGM exigeait 7 milliards de dollars de Sony, ce n’est pas un différend entre le Lion et la maison nipponne qui est responsable de ce récent échec. Ces négociations ont plutôt fait les frais de divergences entre Sony et les fonds d’investissement qui l’appuient dans le rachat du studio. Accompagné de Providence Equity Partners, Texas Pacific Group et Credit Suisse First Boston, Sony a orchestré un montage financier complexe pour faire une offre oscillant entre 4,5 et 4,8 milliards d’euros sur la MGM. Cette complexité fragilise le géant japonais et l’empêche encore aujourd’hui de conclure la vente avec Kirk Kerkorian. « Les fonds d’investissement sont des partenaires volatiles, détaille un analyste. Ils apportent les fonds mais n’obtiennent pas de droit de contrôle en conséquence. Ce qui finit par les décourager d’investir sur ce secteur. » Ainsi les principales réticences des partenaires de Sony concernent la part que chacun doit apporter pour l’acquisition de MGM. Avant de se mettre d’accord avec MGM, Sony doit donc s’assurer de la somme qu’il peut mobiliser pour réaliser la vente.

Les perspectives sont à peine meilleures pour Time Warner. Le groupe s’était déjà présenté à deux reprises avec une offre de rachat au portillon de la maison MGM. Sans succès. Cela ne l’a pas empêché de renouveler sa tentative fin juillet. Alors que Sony a fait une offre en cash, Time Warner propose un échange d’actions. Le groupe de Richard Parsons ouvrirait ainsi les portes de son capital à Kirk Kerkorian. De quoi fâcher Ted Turner, qui oeuvre en coulisse pour empêcher cette fusion. Membre du conseil d’administration de Time Warner, le fondateur de CNN n’a pas digéré son achat de la MGM, en 1986. Kirk Kerkorian lui avait alors vendu le studio pour 1,2 milliard de dollars. Ne pouvant soutenir les coûts du studio, Ted Turner a dû revendre la MGM à Kerkorian 74 jours plus tard. Le plus grand actionnaire individuel de Time Warner ne voit donc pas d’un très bon oeil l’arrivée de Kirk Kerkorian dans son fief. Ted Turner mène d’ailleurs une campagne sans précédent contre cette possibilité. A plusieurs reprises, il a affirmé dans des interviews explosives qu’il était résolument opposé à une concentration trop forte dans les médias, ajoutant d’ailleurs qu’il parlait en son nom propre. De quoi laisser penser aux observateurs que l’un des hommes les plus puissants d’Amérique pourrait quitter le conseil d’administration de Time Warner dans les prochains mois. Une sortie fracassante qui s’expliquerait par l’absence de droit de veto des administrateurs sur cette fusion avec la MGM.

Enfin, même si l’un des deux acquéreurs potentiels devait sortir vainqueur du lot, le nouvel ensemble aurait encore à passer l’examen des autorités de la concurrence. La Federal Communications Commission (FCC) pourrait s’intéresser en particulier à la part de marché détenue par la nouvelle entité sur le secteur de la vidéo et du DVD. Deux critères sont pris en considération par la FCC : « l’équilibre entre la production des programmes et les moyens de distribution ».L’intérêt de Sony et Warner pour la MGM est en effet essentiellement motivé par la filmothèque de 4 000 films du studio, qui permettrait à son acquéreur de s’assurer une position plus que confortable sur le marché du DVD, en progression de 300% depuis 1997. Ainsi la MGM s’est classée numéro deux du marché américain du DVD en 2003 avec une part de marché de 17%. Le numéro un étant la Warner, à près de 20%. Columbia Tristar, filiale de Sony, représente de son côté une part de 11,3%. Ironie du sort, la MGM, née en 1924 de la fusion de trois studios hollywoodien, éprouve des difficultés à fusionner une nouvelle fois. Seule certitude dans cette affaire, tous les candidats au rachat de MGM veulent s’assurer de l’obtenir « au meilleur prix ».

Marie-Catherine Beuth

in Le Figaro, 25 août 2004


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