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A Shenzhen, dans le repaire des pirates - 2ème partie - Le badaud - La presse autrement !
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Les enquêtes du badaud

A Shenzhen, dans le repaire des pirates - 2ème partie

Partis pour acheter des DVD copiés dans les arrières-boutiques d’un centre commercial de Shenzhen, on s’est retrouvés entraînés dans leur repaire par les pirates. Récit.

Un cul-de-sac, pas âme qui vive... ou presque. D’un rapide regard circulaire, œillade guettant avec appréhension l’inéluctable guet-apens, on voit deux ou trois pauvres hères cachés derrière un pilier. Trop tard pour battre en retraite, notre guide s’avance d’un pas décidé vers le mur du fond, donne trois coups contre un carreau et sort une clé de sa poche qu’il dirige vers le mur. Dans les jointures se dessine soudain le contour d’une porte dérobée et une petite serrure circulaire où vient se ficher la clé. La porte s’ouvre et notre chinois acolyte nous pousse vers la pénombre. « Kuai, kuai », vite, vite. Les yeux s’habituent à l’obscurité en découvrant une microscopique remise où croupit un vieux frigo américain, des câbles pendent d’un plafond éloigné, des poutrelles se croisent au-dessus de nos têtes et une ampoule isolée vient enfin à s’éclairer.

L’antre des pirates. Et là, c’est la caverne d’Ali Baba. Sur le côté droit de ce placard à balais improvisé dans un double fonds se découpe une petite ouverture qui laisse apparaître, derrière un vieux rideau, une pièce tapissée de DVD. Cinq mètres carrés environ, éclairés par un néon en équilibre, et un petit tabouret en bois s’élèvant du sol jonché de boîtes de DVD et de quelques cartons éventrés. Notre guide passe le relais à une jeune fille, sans doute pas majeure, un peu surprise de voir deux dabizi (grands nez) dans l’antre des pirates. Tandis qu’elle empile les DVD qui figurent sur la liste que nous avons dicté à un des gars dans le mall, nous grossissons de notre côté la pile de nouveaux boîtiers. L’offre pléthorique fait tomber nos derniers remords quant à l’illégalité de cette entreprise.

Aux blockbusters américains s’ajoutent les dernières productions coréennes, une ribambelle de séries B chinoises et des mètres de vidéo de karaoké nipponnes. Et même quelques films français, de Guédiguian à Besson. L’absence de Bollywood dans ces rayons hétéroclites distinguant le marché de la contrefaçon chinoise de ses pairs du sud-est asiatique. L’offre semble taillée sur-mesure pour le badaud féru des derniers blockbusters mondiaux. En avril 2004, le best-seller est La Passion du Christ, de Mel Gibson, que la miss, nouvellement assistée d’un second larron, s’échine à vouloir nous fourguer, en dépit de refus répétés. Par contre, notre demande pour des petits kung fu movies du cru, cueillie par une certain étonnement, reste sans suite. La production locale n’a pas droit aux faveurs des pirates. Finalement même la contre-façon suit les règles du marché.

Zéro limites. Pris d’une frénésie acheteuse et curieux des limites du piratage, nous poussons le vice à demander des jeux vidéo. X-Box ? Oké. Gameboy ? Oké. PC Games ? Oké. Surgissent trois petits cartons blindés de pochettes plastiques contenant les galettes si coûteuses sur le marché occidental.

Notre pile est devenue une véritable tourelle. Près de quatre-vingt DVD piratés se sont amoncelés au gré des escapades de nos mains baladeuses sur les étalages fournis. Une dizaine de jeux PC et X-Box par dessus et l’addition s’annonce plus salée que prévue. La tenancière de la remise nous fait un prix à mille lieues de celui convenu dans le mall deux heures plus tôt. Dans le huis clos de la remise s’entament d’âpres négociations.

Après de longues parlementations en chinois, et un feu vert obtenu par téléphone portable, nous concluons finalement un bon deal : 9 yuans, soit environ 1€, le DVD, un peu plus pour les jeux vidéo. Généralement les DVD sont proposés aux occidentaux à 15 yuans, et effectivement vendus à 12.

Le portefeuille délesté et les bras chargés de lourds sacoches en plastique noir nous sortons de la remise aussi rapidement que nous y sommes entrés. Un autre lascar de la bande nous éloigne à pas de course des lieux et nous escorte jusqu’au mall où tout a commencé.

Fin.

Marie-Catherine Beuth & Benoît Hochedez, envoyés spéciaux à Shenzhen.


Lire aussi :

Le coup d’éclat des ouvrières de Shenzhen, Libération, 15 novembre 2004


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